Que change la Loi 27 pour les RH et les gestionnaires?
La loi demande d'abord d'identifier, puis d'agir : nommer les risques psychosociaux de chaque établissement, puis fixer des mesures et des échéanciers pour y répondre. Pour un gestionnaire, ces risques sont concrets. La CNESST nomme l'autonomie décisionnelle, la charge de travail, la justice organisationnelle, la reconnaissance au travail, le soutien au travail et différentes formes de violence.
La mesure de référence d'OHA lit la charge de travail avec la capacité et le risque de rétention. La CNESST définit la charge de travail comme la quantité et la complexité des tâches à accomplir dans un contexte donné, et précise qu'elle devient un risque lorsque les demandes sont lourdes et que les ressources, comme le personnel ou le temps, manquent.
La loi vise à éliminer les dangers à la source même. L'INSPQ publie une grille d'identification de risques psychosociaux du travail dont la charge de travail est l'un des indicateurs, et rappelle que certaines dimensions de l'organisation du travail ont des effets nocifs sur la santé. Nommer un risque n'est que le début : ce sont les mesures que le gestionnaire doit porter.